Balkans : De Sarajevo à Kotor, Bosnie-Herzégovine – Monténégro

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Seuls dans un paysage époustouflant entre Ulog et Blagaj en Bosnie-Herzégovine ! (source : En Echappée)

À l’été 2019, avant que la pandémie n’entre dans nos vies durablement, nous entreprenions un voyage à vélo rêvé depuis quelques années : une boucle de Sarajevo à Sarajevo, en passant par la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l’Albanie et le Kosovo.

Pour ceux qui souhaitent un peu plus de contexte, nous avions détaillé le projet dans un article d’introduction 😉

Près de deux ans après, cela fait plaisir de revivre ce beau voyage en mettant en forme les carnets de route sur le blog !

Bonne lecture !

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Le parcours – cliquez pour agrandir (source : Ride with GPS)

Jour 1, 20/07 : Nantes – Mannheim en train

Nous partons de notre appartement à 7h30. Notre TGV pour Strasbourg est à 8h00. Pour ce voyage, nous transportons nos vélos démontés et sacoches dans des housses à vélo. En effet, nous n’avons pas pu trouver de train ni de bus qui les acceptaient non démontés. Nous rejoignons la gare en tramway. Les housses chargées sont extrêmement lourdes, mais nous ne devrions pas avoir trop à marcher avec.

À l’entrée du wagon, les contrôleurs sont très sympas mais un peu consternés par les deux housses. Ils reconnaissent cependant que c’est autorisé. Nous plaçons, suivant leur conseil, une housse devant le compartiment à valises, et une autre dans le couloir entre deux voitures (TGV à simple étage).

À Strasbourg, nous changeons de voie laborieusement, pour prendre notre TGV pour Mannheim. Ce train est à deux étages, il y a très peu d’espace pour les bagages en voiture basse. Un vélo sous housse occupe déjà un espace du compartiment. Nous plaçons dans un premier temps nos housses dans le sas d’entrée, mais la contrôleuse nous demande d’en déplacer une à l’étage pour des raisons de sécurité. Nous sommes un peu stressés car nous avons 13 min de correspondance à Mannheim et un mal fou à nous déplacer avec les housses.

À Mannheim, nous gérons bien le temps et arrivons sans problème devant notre wagon pour Munich. Cependant, nous resterons sur le quai. Le chef de bord ne veut pas des deux housses dans son train “Not un my train. Your luggage, your problem”. Nous essayons de négocier mais il est inflexible. Nous manquons notre train pour Munich et par conséquent notre bus pour Sarajevo.

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À la gare de Mannheim avec nos grosses et lourdes housses, nous cherchons une solution alternative au train pour rejoindre Sarajevo (source : En Echappée)

Dépités, nous ressaisissons cependant rapidement : nous dormirons à Mannheim et prendrons un bus Mannheim-Sarajevo le lendemain. Arrivée prévue le lundi matin au lieu du dimanche midi. On s’en sort bien !

Jour 2, 21/07 : Mannheim – Sarajevo en bus

En plusieurs trajets, pour atténuer le poids de notre chargement complet, nous rejoignons la gare routière à pied depuis notre hôtel. La veille, nous avons appelé Flixbus pour prévenir que nous aurions deux vélos dans des housses. Le bus arrive vers 13 heures, les chauffeurs ne semblent pas avoir été prévenus. Ils acceptent quand même de mettre les housses dans la soute, notamment car il y a de la place. Le trajet de 20 heures se déroule ensuite sans encombre jusqu’à Sarajevo. Le bus fait plusieurs arrêts en Allemagne, puis traverse l’Autriche, la Slovénie et la Croatie sans s’arrêter, puis dessert plusieurs arrêts en Bosnie-Herzégovine. Tout le monde parle Bosnien dans le bus ! Nous captons deux/trois mots fraîchement appris.

Jour 3, 22/07 : Sarajevo-Ilovice (30 km)

Notre bus arrive à Sarajevo à 10h00. Il fait chaud ! Nous remontant les vélos dehors devant la gare routière. Plusieurs personnes nous interpellent et échangent deux mots avec nous.

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Prêts à remonter nos vélos à la gare routière de Sarajevo (source : En Echappée)

Pour éviter de rouler avec nos deux housses repliées, encombrantes et pas toutes légères, nous prévoyions de les laisser à la réception d’un hôtel où nous irions dormir au retour. Nous avons réservé une chambre dans un établissement nommé Rooms Museum. Il s’avère finalement qu’il s’agit de chambres privatives. Il n’y a pas de réception et le gérant ne veut pas garder nos housses. Après réflexion et un peu par défaut, nous garderons les housses avec nous…

Sarajevo

Sarajevo, proche de la gare routière (source : En Echappée)

Au départ de Sarajevo, nous avions le choix de partir vers Mostar par une route nationale passante d’après notre carte, ou vers Trebinje par une portion de nationale puis plusieurs petites routes (blanches sur la carte).

Nous choisissons Trebinje, privilégiant la nature et les routes calmes aux grosses villes.

La sortie de Sarajevo, vers midi, est plaisante sur une piste cyclable séparée. Nous sommes frappés par le mélange entre immeubles anciens défraichis et la modernité, notamment des panneaux publicitaires géants.

sortie de sarajevo par des pistes cyclables

Sortie de Sarajevo par une piste cyclable séparée (source : En Echappée)

Nous quittons la piste en même temps que le relief plat et partons en direction du Sud.

La route est étroite, sans bas côté, et très fréquentée. Cependant, camions et voitures nous dépassent avec prudence. Parfois un klaxon pour prévenir.

Les pourcentages élevés, cumulés avec la fatigue du trajet en bus, le stress lié au flot de voitures et un orage qui s’installe, nous mettent à l’épreuve en cette reprise du voyage à vélo !

route de montagne proche de sarajevo

Nous découvrons les routes de Bosnie-Herzégovine (source : En Echappée)

À Ilovice, à 30 km du départ, nous décidons de nous arrêter à la vue d’un ” Camping-hotel-restaurant”.

Boyen, le gérant, est très sympa et parle un bon Anglais. Pour 20 KM (10€), il nous propose un emplacement pour la tente dans le jardin du petit hotel. Il s’inquiète du fait que l’eau de la douche ne soit pas chauffée. Mais qu’importe, après tous ces efforts nous sommes ravis de pouvoir nous débarbouiller !

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Le jardin de l’hôtel de Boyen à Ilovice nous sert de terrain de camping ! (source : En Echappée)

Jour 4, 23/07 : Ilovice – Ulog (60 km)

Nous partons du camping vers 9 heures, après une nuit de sommeil réparatrice. Il nous reste 19 kilomètres sur la route nationale, qui est moins empruntée à cette heure que la veille, mais toujours aussi pentue. Nous traversons Trnovo, village où clocher orthodoxe et minaret de côtoient. Nous passons notre premier col (1383 m !), puis c’est la descente jusqu’à Dobro Polje dans de superbes paysages de montagne verdoyants.

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En Bosnie-Herzégovine, nous passons tour à tour en Fédération de Bosnie-et-Herzégovine et en République Serbe de Bosnie, comme nous le rappellent les drapeaux (source : En Echappée)

Nous bifurquons sur la petite route “blanche”, qui est beaucoup moins fréquentée mais encore plus pentue. Nous regrettons de ne pas avoir fait la pause pique-nique à Dobro Polje, mais nous trouvons finalement une table de pique-nique à côté d’une source. Nous remplissons nos réserves d’eau, que passerons toutes par le filtre de nos gourdes Water-to-go avant d’être bues.

Nous reprenons la route et au sommet, la vue est à couper le souffle. Le panorama est dégagé et offre une vue imprenable sur les sommets environnants, recouverts pour la plupart de végétations.

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Les paysages sont superbes et le relief est présent ! (source : En Echappée)

Nous traversons Kalinovik, les paysages sont magnifiques, mais jonchés de sacs plastique et de cannettes dans des proportions que nous n’avions jamais vus avant.

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Panorama sur Kalinovik (source : En Echappée)

La route se transforme ensuite en piste caillouteuse pour la descente vers Ulog.

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Dans la descente vers Ulog, la route devient une piste caillouteuse (source : En Echappée)

Nous allons à la rencontre de gens dans un petit troquet au bord d’une rivière et demandons dans notre plus beau serbe ” Est-ce qu’il y a un hôtel par ici ?”, ils nous répondent que non, que les hôtels les plus proches sont à plus de 20 kilomètres. Apprenant que nous sommes à vélo et que nous avons une tente, ils proposent que nous la plantions dans le jardinet attenant.

Nous prenons quelques verres dans le bar et mangeons notre plâtrée de pâtes. Tout le monde semble se connaître dans ce bar familial. Les gens sont souriants mais ne parlent pas anglais et nos notions de serbe sont trop sommaires pour avoir une conversation poussée.

dans un troquet a ulog

À l’intérieur d’un troquet local dans le petit village d’Ulog (source : En Echappée)

bivouac proche d'un troquet a ulog

Nous sommes invités à camper à côté du troquet à Ulog (source : En Echappée)

Nous nous endormons au son des musiques locales diffusées par un haut-parleur à l’extérieur du bar.

Jour 5, 24/07 : Ulog – Blagaj (74 km)

Nous quittons à 7h30 le jardin du troquet d’Ulog pour profiter de la relative fraîcheur du matin. Nous sommes directement accueillis par une panneau annonçant une ascension de 8 km à 12%. Difficulté supplémentaire : pas de goudron, mais un revêtement de cailloux. Nous mettons le plus petit braquet et c’est parti pour trois heures de grimpe : plutôt 11 km, mais sans doute un peu moins que 12% de moyenne.

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Nous quittons la vallée d’Ulog par une route caillouteuse et raide (source : En Echappée)

Épuisés, nous arrivons en haut de la montagne et sommes récompensés par des paysages à couper le souffle. Nous sommes subjugués par la beauté du paysage et prenons des photos sous tous les angles pour essayer de garder un souvenir fidèle de ce lieu.

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La montagne nous subjugue par sa palette de verts ! (source : En Echappée)

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Un paysage rayonnant de vie (source : En Echappée)

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Une barraque de bergers au cœurs des collines. Ses occupants ne sont pas en vue ! (source : En Echappée)

Nous roulons ensuite entre des montagnes au milieu de superbes champs vallonnés, lieu de pâture de nombreux moutons et vaches. Seules présences humaines croisées : deux camions effectuant des allers-retours entre une carrière de sable et un chantier, et une bergère qui retient des chiens à notre approche. Nous échangeons des “dobar dan” (bonjour) et des signes.

La faim se fait sentir, nous ne traînons pas pour atteindre le prochain village. Avec nos quelques notions de serbe, nous demandons à une famille s’il y a un restaurant dans le village, ils nous l’indiquent. Nous déjeunons, faisons des courses et décidons de la suite de la journée. Nous avons fait 30 difficiles kilomètres aujourd’hui, il y a un hôtel à Nevesinje à 10 km et un autre à Blagaj à 44 km. Comme il est encore tôt et que l’itinéraire est majoritairement en descente, nous optons pour les 44 km direction Blagaj.

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Arrivée sur Blagaj (source : En Echappée)

Après Nevesinje, nous montons une côte de 5 km puis il s’ensuit une très longue descente de 20 km que nous dévalons sur un excellent revêtement. En contre-bas, nous apercevons la vallée qui abrite Blagaj, village développé et touristique. Au loin, nous voyons la chaîne de montagnes qui nous sépare de la côte Adriatique.

Nous finissons la journée au camping “Mali Wimbledon”, dans lequel nous pouvons nous relaxer dans une piscine (!!!) avec en fond la forteresse médiévale de Stjepan Grad, bâti dans les hauteurs.

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Au camping à Blagaj avec la forteresse de Stjepan en fond ! (source : En Echappée)

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La forteresse de Stjepan proche de Blagaj (source : En Echappée)

Jour 6, 25/07 : Blagaj – Buna (20 km, dont 7 km de progression)

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Rivière claire entre Blagaj et Buna (source : En Echappée)

Nous prévoyons une petite étape aujourd’hui, nous faisons l’erreur de ne partir du camping qu’à 10h30. Nous atteignons Buna vers 11h, puis après quelques courses, nous nous dirigeons vers le premier obstacle de la journée : l’ascension d’une montagne sur 8 km. Il fait extrêmement chaud et il n’y aucune ombre quand nous commençons la montée à 11h30. Au bout d’un kilomètre d’ascension infernale, sous la canicule et sur une route passante, nous décidons de redescendre et d’attendre plusieurs heures avant de tenter de nouveau.

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Nous cherchons l’ombre dans la cour d’une école en attendant des heures moins chaudes pour gravir la prochaine côte (source : En Echappée)

Nous déjeunons dans la cour d’une école, lisons et faisons une sieste. À 15h, il y a un petit vent, il y a moins de camions sur la route, nous tentons notre chance de nouveau. Nous retournons en bas de la montagne, nous gravissons cette fois 2 kilomètres, mais c’est beaucoup trop dur. La canicule est trop forte. Nous abandonnons pour aujourd’hui.

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Nous tentons une nouvelle ascension, mais le soleil tape trop fort dans l’après-midi : il faudra changer de stratégie ! (source : En Echappée)

Nous prenons un appartement dans un camping à Buna et prévoyons de partir à 5h30 le lendemain, quand le soleil se lèvera. La route sera alors à l’ombre pour plusieurs heures. Nous profitons de la fin de la journée dans un café-restaurant au bord de la rivière Buna. Dure journée !

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Pas de panique ! Profitons des vacances ! (source : En Echappée)

Jour 7, 26/07 : Buna – Ljubinje (46 km)

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Un départ aux aurores pour profiter de la fraicheur du matin (source : En Echappée)

Aux aurores, la température est beaucoup plus agréable. Nous nous mettons en mode “grimpe” et atteignons le sommet en 2 heures ! La montagne est belle dans les lumières matinales !

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Lever de soleil sur les montagnes (source : En Echappée)

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Panorama magnifique mais bas-côté de la route jonché de déchets : un contraste qui nous suivra partout pendant ce voyage (source : En Echappée)

Nous dévalons sur Stolac où nous faisons une courte pause café.

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Le petit village de Stolac pour la pause café (source : En Echappée)

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Un joli village rural (source : En Echappée)

La suite de la matinée consiste en l’ascension d’une deuxième montagne plus longue et plus pentue que la première.

Il est 9 heures et la canicule commence !

Nous commençons l’ascension sur nos vélos, déterminés à atteindre le sommet avant 11 heures. À mi-chemin, les pourcentages importants nous font descendre de nos vélos et nous finissons à pieds la très dure montée. Les paysages sont arides sur le flanc de la montagne.

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Nous démarrons l’ascension sur nos vélos… (source : En Echappée)

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… nous finissons à pied ! (source : En Echappée)

À midi, nous arrivons au sommet, après 3 heures de grimpe sous un soleil de plomb !

Récompense en haut de la côte, un étal de fruits et un panneau précisant que nous venons de grimper un passage de 5 km à 10% !

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C’est pour ça que nous avons fini à pied alors !! (source : En Echappée)

La descente se fait dans des paysages verdoyants, de ce côté de la montagne.

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En descente vers Ljubinje (source : En Echappée)

Nous arrivons vers 13 heures à Ljubinje où un panneau nous promet “hôtel, swimming pool”.

Nous faisons une halte pique-nique à côté de la magnifique église orthodoxe du village, puis faisons une petite sieste.

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L’église orthodoxe de Ljubinje (source: En Echappée)

À 14h30, un homme vient à notre rencontre. Sacha est le prêtre de l’église, il nous informe qu’il y a aucun hôtel ouvert dans le village, mais, aimant rendre service, il nous trouve une chambre d’hôtes !

Il s’amuse à croquer nos portraits après avoir vu que Lucie dessinait son église ?

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Sacha, le prêtre, a fini sa journée. Il propose de dessiner nos portraits (source : En Echappée)

Nous allons tous les trois à la chambre d’hôtes, une charmante maison du Sud dont la cour sens bon le linge qui sèche et les fleurs. Sacha nous invite à prendre un pot avec ses amis et nous échangeons longuement sur des sujets variés, dont la géopolitique de la région. Google translate est notre allié pour cette conversation technique.

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Le jardin de la maison d’hôtes, chargé de parfums et de couleurs vives ! (source : En Echappée)

L’œillet soutenant le porte bagage du vélo de Maxime est cassé depuis deux jours. Sacha nous trouve un mécano qui ressoude le cadre sans problème (heureusement que le vélo est en acier !)

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Sacha connait tout le monde au village ! Il nous accompagne chez un ami mécano qui ressoude le porte-bagage sans souci (source : En Echappée)

Nous finissons la journée au café-restaurant du coin !

Belle conclusion à cette journée rude physiquement mais riche de beaux paysages et de belles rencontres !

Jour 8, 27/07 : Ljubinje – Trebinje (64 km)

Notre rythme de départ à l’aube est bien rôdé, nous quittons la maison d’hôtes à 5h30, traversons Ljubinje qui s’éveille doucement.

Les travaux des champs ont déjà commencés. Nous gravissons une petite montagne (250m de dénivelé positif), puis descendons sur Trebinje, ville la plus au sud de Bosnie-Herzégovine.

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Plus question de souffrir de la chaleur, en prime, de beaux levers de soleil ! (source : En Echappée)

Sur le chemin, nous passons à travers le vignoble d’Herzégovine.

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Le vignoble d’Herzégovine (source : En Echappée)

Nous sommes arrivons dans la ville par une entrée offrant une plage au bord d’un lac artificiel de la rivière Trebisnijica.

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Ouvrage hydraulique sur la Trebisnijica (source : En Echappée)

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Lac artificiel de loisir à Trebinje (source : En Echappée)

Après une sieste dans cette ambiance tranquille où de nombreuses familles profitent de l’été, nous partons en quête d’un hébergement et tombons sur l’auberge de jeunesse “Hostel Polako”, qui nous proposent deux lits dans un dortoir de 10.

Nous sympathisons avec un groupe de quatre randonneurs allemands qui traversent les montagnes bosniennes par des sentiers pédestres.

Nous partons en exploration de la ville à pied et découvrons le pont du XVIème siècle, plusieurs ouvrages fluviaux (roues à aube en bois), la vieille ville fortifiée… Nous nous couchons à 20h et nous ne serons pas réveillés par nos colocataires, merci à eux !

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Promenade à pied à Trebinje (source : En Echappée)

Jour 9, 28/07 : Trebinje – Kotor (84 km)

Pour ne pas réveiller nos colocataires à 5 heures, nous préparons nos vélos à l’extérieur de l’auberge de jeunesse. Prêts à partir à 5h30!

Aujourd’hui, nous passons la frontière du Monténégro.

La frontière se gagne au prix de gros efforts : une montagne avec un dénivelé positif de 600 mètres, plusieurs passages à 10% (nous commençons à avoir l’habitude ;)) et un fort vent de face tout du long (une nouveauté !)

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Le Monténégro est derrière cette montagne ! (source : En Echappée)

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Une décharge à ciel ouvert au creux des collines (source : En Echappée)

Dans l’ascension nous sommes encouragés par les automobilistes (un ou deux petits coups de klaxon et des coucous ou des pouces levés) comme souvent lors de notre traversée de la Bosnie-Herzégovine.

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Le relief est très marqué sur notre route entre la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro (source : En Echappée)

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Une belle ascension pour atteindre la frontière monténégrine (source : En Echappée)

Le passage de la douane se fait sans problème : aucune remarque du côté bosnien, un tampon du côté monténégrin.

Puis nous dévalons la montagne du côté du Monténégro, pour atteindre le niveau de la mer. Nous roulons alors sur la route du littoral, très fréquentée et assez étroite en cette période estivale, sur 40 km. Les automobiliste sont prudents, mais les passages de camions et de bus sont chauds ! Nous sommes heureux d’avoir passé les premiers jours du voyage dans les montagnes!

Cependant, les paysages de la baie de Kotor sont inédits.

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Un paysage inédit pour nous après les montagnes verdoyantes de Bosnie-Herzégovine (source : En Echappée)

Sur cette portion, nous croisons pour la première fois de nombreux cyclotouristes : une famille française en tandems, un groupe de quatre seniors qui vont dans la direction opposée, plusieurs voyageurs solos, dont Daniel, un voyageur mexicain qui parcourt l’Europe depuis trois mois pour un projet d’école pour enfants ayant des troubles mentaux, dans son village (projet ” Pedaleando con causa”) !

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Daniel, cyclotouriste en solitaire venu du Mexique (source : En Echappée)

Le temps se dégrade vite et l’orage gronde. Il commence à pleuvoir quand nous sommes à une quinzaine de kilomètres de Kotor. Nous y arrivons sous une petite pluie et trouvons une chambre dans une auberge de jeunesse (Hostel4u) à l’entrée de la ville.

Nous partons explorer la vieille ville fortifiée sous la pluie. Un énorme orage éclate et nous somme rincés par des trombes d’eau. Nous nous réfugions dans un café d’où nous écrivons ce billet.

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Entrée dans la forteresse de Kotor (source : En Echappée)

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Dans la ville fortifiée (source : En Echappée)

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Vieille ville de Kotor, toute de pierres vêtue (source : En Echappée)

Notre ressenti sur la Bosnie-Herzégovine (qui n’engage que nous) :

– Sympathie : les habitants sont sympathiques et très aidants. Ils nous ont semblé ancrés dans le réel (peu distraits par des technologies). Les gens nous saluent tout le temps. Il y a peu de richesse financière, mais beaucoup de débrouille, d’entraide et d’envie.

– Conduite : peut être considérée comme dangereuse selon les standards français (dépassements entre voitures un peu limite dans les montagnes), mais respectueuse des cyclistes en général, avec des encouragements fréquents dans les côtes. De nombreux coups de klaxons pour des raisons variées (salutations, remerciements, prévention, énervement, encouragement), il ne faut pas se formaliser.

– Paysages : très beaux, on recommande le passage dans les montagnes bosniennes. C’est un parcours physiquement difficile mais qui vaut le coup : être seuls dans ces paysages magnifiques, c’est une très belle expérience. Cependant, nous avons été plusieurs fois face à des décharges sauvages et déchetteries en pleine nature.

– Routes : les routes goudronnées sont correctes, mais les bas-côtés sont extrêmement pollués par des détritus en tout genre.

– Hébergements : nous n’avons pas bivouaqué à cause de la présence de nombreuses mines anti-personnel sur le territoire. Les chambres d’hôtes sont très nombreuses et abordables dans les villages (environ 10€ par personne).

– Coût de la vie : la nourriture est très bon marché (courses et restaurants).


Voici le premier carnet de ce voyage !

Découvrez la suite ici avec une première découverte du Monténégro, de l’Albanie, du Kosovo, puis le retour par les parcs naturels du Monténégro !

Si vous avez aimé, n’hésitez pas à partager 🙂


Maxime et Lucie En Echappée
On est tous les deux des passionnés de voyage à vélo et très curieux à ce sujet. Suivez sur ce blog nos voyages à vélo, et découvrez nos rencontres, inspirations et conseils pour préparer les vôtres ! Le blog évoluera au fil de nos découvertes cyclistes et de nos rencontres. Notre projet est de vous livrer nos expériences, mais aussi de donner de la voix aux autres voyageurs pour compléter nos avis. Alors, débutants ou confirmés, suivez-nous et partez avec nous en échappée !

2 reflexions sur “Balkans : De Sarajevo à Kotor, Bosnie-Herzégovine – Monténégro

  1. Valentin

    Récit plaisant à lire et bien illustré de vos premiers coups de pédale dans les Balkans. Ca donne envie d’aller s’aventurer dans les montagnes bosniennes.
    J’attends la suite de vos aventures au Monténégro, en Albanie et au Kosovo avec impatience.

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