Chronique n°11 : La Patagonie en tandem, E. et S. Dubourg

Couverture Patagonie en tandem

Bonjour et bienvenue sur notre blog pour cette onzième chronique de notre défi « Quinze livres sur le voyage à vélo pour quinze semaines de découvertes » !

Comme nous vous le proposions dans notre article de présentation du défi, chaque semaine, pendant quinze semaines, nous allons lire un livre sur le voyage à vélo et le résumer pour vous sur le blog.

Après la chronique d’un récit de voyage en famille et en tandem, Autour du monde avec Ulysse, on continue avec un autre récit de voyage en tandem, mais en couple !

La Patagonie en tandem, Elodie et Sylvain Dubourg

La Patagonie en tandem est le récit du voyage de noces en tandem de Sylvain et Elodie Dubourg qui ont exploré le sud de l’Amérique latine, alternant entre Argentine et Chili, pendant trois mois.

Durant le voyage, chacun tenait son propre carnet de voyage. Le récit final mêle les deux voix avec naturel, proposant ainsi deux points de vue sur une même aventure. Des photographies sont proposées au cœur de l’ouvrage, permettant de s’immerger totalement dans leur histoire.

Leur voyage étant relativement récent (d’octobre 2009 à janvier 2010), c’est un très bon ouvrage pour les voyageurs désireux d’explorer la Patagonie à vélo (ou en transports, d’ailleurs). En effet, le texte est de type “carnet de route”, les étapes sont datées, le kilométrage est précisé fréquemment et chaque journée a le droit à quelques mots ! Cela constitue presque un guide de voyage tant les lieux visités sont précisés et bien décrits.

Mais au delà des paysages et des villes visitées, ce sont surtout les rencontres qui sont mises à l’honneur dans ce livre. Les auteurs se sont, en effet, faits de nombreux amis sur la route.

La Patagonie en tandem en trois mots : naturel, abordable et réaliste (on s’explique dans notre bilan en fin d’article 😉 ).

Vous voulez vous procurer ce livre et nous encourager ? Passez par ce lien et nous toucherons une petite commission, sans que le prix ne change pour vous !

L’article est relativement long, nous vous proposons donc un tableau qui présente son contenu. Vous pouvez tout lire, ou bien de cliquer sur les parties qui vous intéressent pour qu’elles s’affichent.

Sommaire
26 octobre – 8 novembre* Résumé Enseignements
La pampa húmeda Résumé Enseignements
La péninsule de Valdés Résumé Enseignements
Entrée en Patagonie australe Résumé Enseignements
Tierra del fuego Résumé Enseignements
Patagonie : entre fjords et glaciers Résumé Enseignements
De Puerto Montt, direction Chiloé Résumé Enseignements
La route australe Résumé Enseignements
La Cordillère des Andes et ses parcs naturels Résumé Enseignements
Bilan de notre lecture

*Ce premier chapitre n’a pas de nom. Nous avons mis les dates qu’il regroupe pour faciliter l’usage du tableau.

26 octobre – 8 novembre 2009

Résumé :

Cela faisait deux années que le couple Dubourg rêvait d’un voyage en tandem et ça y est, ils sont dans l’avion qui les conduit en Argentine. Cette aventure, c’est leur voyage de noces !

Les auteurs racontent le grand départ : un mélange d’excitation, d’émerveillement, alors que leur avion survole Nantes, où ils vivent, et d’appréhension. À l’arrivée, leur tandem, qu’ils ont nommé Vadrouille, est en bon état, bien que son emballage carton soit cabossé. Ils sont hébergés à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, par le cousin éloigné d’un ami. Ils sont conviés à rester quelques jours pour visiter la ville, se font des amis et ont un premier aperçu du régime argentin : très “carnivore” (hyper-protéiné).

Avenue 9 de julio

L’avenue 9 de julio à Buenos Aires, la plus large avenue du monde (source : Wikimedia Commons)

Entre le 3 et le 8 novembre, les voyageurs visitent Buenos Aires et ses environs, souvent accompagnés d’un de leurs nouveaux amis. L’hospitalité des Argentins les ravit. San Telmo le quartier du tango, la place du 25 mai, la Casa Rosada, le palais présidentiel, le quartier de Palermo, La Plata, le quartier de la Boca, Puerto Madero et l’immense avenue 9 de Julio et son obélisque sont à l’ordre du jour des visites. Il fait chaud et les voyageurs sont en sueur. Ils font une escapade en voiture à Luján, où ils assistent à une cérémonie religieuse, et une sortie en car pour visiter San Antonio de Areco et découvrir la culture “gaucho”.

Les voyageurs arrangent leur sortie de la capitale en autocar. Il ne leur plaît guère de rouler dans la circulation dense. Ils démontent le tandem et l’emballent dans des cartons. Le tout est accepté en soute. Le car les dépose le soir à Tandil.

Enseignements :

Conseils techniques :
  • Poids des sacs et sacoches : Les voyageurs s’arrangent pour que chaque sac ne dépasse pas les 23 kilogramme autorisés par leur compagnie aérienne ;
  • Remorque : Une remorque “BOB” est attelée derrière leur tandem. D’après l’illustration de la couverture de l’ouvrage, le tandem est aussi équipé de deux sacoches avant, deux arrière et une de guidon ;
  • Pour embarquer le tandem en avion : Il est placé dans un emballage carton, après avoir été séparé de son guidon, sa selle, ses pédales, sa chaîne et son dérailleur. Le premier remontage prendra près de trois heures ;
  • Matériel additionnel : Quatre bouteilles isothermes en plastique. Un réchaud à carburant. Acheté en Argentine, le carburant qui leur est vendu est un diluant pour peinture.
Conseils et réflexions sur le voyage :
  • Elodie et Sylvain disent avoir affiné leur liste de matériel lors de voyages en France, sur le Canal de Nantes à Brest et dans la Creuse ;
  • Le couple a choisi de voyager en Argentine et au Chili car les deux pays les intéressent et leur semblent présenter un bon compromis entre aventure et confort ;
  • Rapidement, les voyageurs décident de s’empêcher de tout comparer avec la France. Une sage décision pour s’imprégner pleinement de ces nouveaux pays qu’ils vont découvrir ;
  • Sylvain regrette de ne pas avoir appris quelques mots d’espagnol. Il se sent un peu exclu lors des échanges avec les locaux. Elodie, elle, parle bien le castillan ;
  • À Buenos Aires, les prix sont européens, bien que les salaires soient bien moindres ;
  • Les voyageurs ont un itinéraire prévu, mais ils l’adaptent au fur et à mesure du voyage.

 

La pampa húmeda

Du 9 au 17 novembre 2009

Résumé :

Après une première nuit de bivouac peu sereine, à la belle étoile et clandestins dans un camping qui n’a pas encore commencé sa saison, les voyageurs mettent les voiles rapidement vers Bahía Blanca, leur cap pour la semaine. Il fait très froid, plusieurs couches de vêtements sont nécessaires, et le vent se lève. De face, il freine les voyageurs (les faisant passer de 12 à 7 km/h de moyenne), les assoiffe et les met à l’épreuve, dans un paysage de pâtures un peu monotone. Heureusement, des points de ravitaillement jalonnent la route.

La pampa argentine

Paysage de pampa (source : Wikipedia)

Sur les conseils d’un marchand, les voyageurs roulent sur une nationale bien goudronnée, pour éviter une piste caillouteuse et isolée. En fin de journée, sur la route de Benito Juarez, les aventuriers sont exténués. Ils ont le courage d’aller sonner à une petite maison isolée. Ils sont reçus avec générosité par ses habitants qui les logent dans une caravane et avec lesquels la conversation est très bonne. Ils sont invités à partager les repas de la famille, le “mate” (boisson très consommée en Argentine) et à déguster le traditionnel “asado” (grillades de viande). Ils sont intégrés à la famille et passent deux jours mémorables.

Le mate argentin

Le mate argentin, une véritable institution et une boisson à partager (source : Wikimedia Commons)

Sur la Ruta 3, une nationale réputée dangereuse, le trafic n’est pas trop dense, mais la qualité de la route laisse à désirer. Dans les petites villes qu’ils croisent, les voyageurs sont toujours bien accueillis et se font des amis. Un jour, des rayons de Vadrouille cassent. Heureusement, ils sont pris en charge par un sympathique camionneur qui les invite chez lui à Bahía Blanca, où ils passeront quelques jours en sa compagnie, le temps de faire réparer le tandem.

Ils prennent finalement le car pour la Péninsule de Valdés, après un séquence stressante de négociations avec le personnel pour pouvoir embarquer le tandem démonté, mais non emballé.

Enseignements :

Conseils techniques :
  • Vêtements cyclistes : Les voyageurs sont équipés de cuissards longs et courts, selon le climat. Finalement, ils ne porteront les courts que trois fois ;
  • Accessoire vélo : Des rétroviseurs, pour Elodie et Sylvain ;
  • Matériel additionnel : Des rayons de rechange.
Conseils et réflexions sur le voyage :
  • Les voyageurs expérimentent des douleurs habituelles des cyclistes : mal de fesses, douleurs aux poignets et fourmis dans les auriculaires. (NDLR : ces douleurs peuvent être limitées par du bon matériel et des bons réglages. Par exemple, Paule et Arthur David, auteurs du guide Voyager à vélo, recommandent une selle Proust contre le mal de fesses. Pour les autres douleurs évoquées, nous pensons à un guidon multi-positions et à un réglage de la selle vers l’avant) ;
  • À chaque occasion, le couple propose de partager sa nourriture avec ses hôtes ;
  • Quand ils arrivent dans une ville qui leur paraît peu sûre, ils se présentent aux autorités pour demander conseil concernant l’hébergement.

 

La péninsule de Valdés

Du 16 au 19 novembre 2009

Résumé :

Le car les dépose à Puerto Madryn, ville qui marque l’entrée de la péninsule de Valdés. Les voyageurs découvrent que les vélos ne sont pas autorisés dans la réserve naturelle de la péninsule (le camping non plus), alors que les véhicules le sont. Ils devront trouver une solution pour visiter la réserve. Ils laissent leur remorque dans un camping et partent rouler le long du littoral, vers le sud, dans des paysages arides et sur une piste chaotique. De nombreuses otaries s’offrent à leur vue.

Otaries dans la péninsule de Valdés

Otaries dans la péninsule de Valdés (source : Wikimedia Commons)

Le vent est violent, de jour comme de nuit. Sur une plage, ils rencontrent un couple d’Argentins qui leur propose de visiter la réserve naturelle avec eux le lendemain, en voiture ! Au camping, ils sympathisent avec d’autres voyageurs, avec lesquels ils partagent le “mate”.

Le jour de la visite de la réserve est arrivé. De Puerto Pirámides, les voyageurs embarquent sur un catamaran pour aller observer les baleines. C’est un spectacle magique qu’ils n’oublieront jamais. De retour sur la terre ferme, les deux couples parcourent la réserve en voiture, dans des paysages de broussailles, de salars (lacs salés asséchés), habités par des petits lamas. Ils rejoignent une réserve de pingouins de Magellan, puis Punta Cantadora où ils ont la chance d’apercevoir des orques.

Ils quittent la péninsule le lendemain, en autocar. Un dernier long trajet en transport, avant l’aventure cycliste en Terre de feu.

Enseignements :

Conseils et réflexions sur le voyage :
  • L’observation des baleines, avec leurs petits et à la bonne saison (novembre), est une des raisons principales qui ont poussé le couple a rejoindre Ushuaïa par la côte Atlantique argentine, plutôt que par la Cordillère des Andes ;
  • Après une expérience riche en négociations pour faire monter Vadrouille démonté mais non emballé dans un autocar, les voyageurs préféreront payer un supplément de bagage et présenter le vélo empaqueté dans du carton.

 

Entrée en Patagonie australe

Du 20 au 23 novembre 2009

Résumé :

Arrivés à Río Gallegos, les aventuriers se renseignent sur la ville : on leur dit que ce n’est qu’une ville-étape sans grand intérêt, sur la route d’Ushuaïa. Ils trouvent une place dans un camping, puis se mettent en quête de manteaux chauds car un vent glacial souffle sur la Terre de feu à cette période de l’année. Ils profitent de la ville pour mettre à jour leur blog dans un cyber-café. Sur la route du camping, en tandem, ils sont pourchassés par des chiens hargneux. Ce n’est ni la première, ni la dernière fois que cela leur arrivera, les chiens errants étant très nombreux en Amérique latine.

Monte Aymond

La frontière chilienne à Monte Aymond (source : Carlos Y.)

Alors qu’ils roulent entre Santa Cruz et la Terre de feu, leurs manteaux leur paraissent superflus. Malgré le froid ambiant, les efforts font suer Sylvain qui est transi de froid par cette transpiration vite glaciale. À l’arrière, Elodie supporte mieux les éléments. Ils passent une agréable soirée dans une ferme, accueillis par un employé, puis par la propriétaire des lieux. Encore une fois, l'”asado” est de rigueur.

La deuxième journée de vélo est tout aussi difficile pour les voyageurs : le froid, le vent, les efforts. Heureusement, ils sont attendus au poste frontière entre l’Argentine et le Chili. Un de leurs bons amis des premiers jours à Buenos Aires a prévenu les gendarmes de leur arrivée, pour qu’ils soient bien reçus. Le couple s’interroge sur les suite de leur voyage : ils veulent découvrir, mais pas souffrir. Pourquoi ne pas continuer en bus ?

Détroit de Magellan

Le détroit de Magellan, entre le Chili et la Terre de feu argentine et chilienne (source : Wikimedia Commons)

À leur arrivée au Chili, le vent s’est calmé et ils avancent à bon rythme. Ils arrivent au détroit de Magellan, le bout du monde avant l’île de la Terre de feu. Sur la route de Kimiri Aike, ils font une rencontre : un homme qui les invite chez lui quand ils passeront sur l’île de Chiloé, un peu plus tard dans leur voyage.

Ayant fixé un rendez-vous avec leur ami rencontré à Buenos Aires, mais qui réside en Terre de feu, pour le lendemain, les voyageurs se reposent dans un camping.

Enseignements :

Conseils techniques :
  • Vêtements contre le froid : Une bonne stratégie pour lutter à la fois contre le froid et contre la transpiration est de revêtir différentes couches de vêtements. Il est ainsi possible d’adapter le nombre de couches selon le besoin. Par exemple, Sylvain décide de ne porter son manteau que durant les pauses.
Conseils et réflexions sur le voyage :
  • Pour se débarrasser des chiens errants, les voyageurs ont d’abord tenté d’accélérer, mais remarquant que cela excitait encore plus les bêtes, ils préfèrent feindre l’indifférence. Les chiens finissent par se lasser. Sylvain, qui a peur des chiens agressifs, n’est jamais rassuré…(NDLR : de nombreux auteurs des récits de notre défi “Quinze livres” sont équipés de matraques anti-chien ou de simples bâtons).

 

Tierra del fuego

Du 24 novembre au 9 décembre 2009

Résumé :

Le couple rejoint la Terre de feu en bateau. Ils y retrouvent leur ami en fin de journée. Il leur fera visiter l’île les prochains jours, en transportant le tandem sur le toit de sa voiture. Une solution plus conviviale que l’autocar. Les premiers paysages de la Terre de feu sont magnifiques : montagnes, lacs, salars, faune et flore variées ! Leur ami les installe confortablement chez lui. Ils sont intégrés à la famille rapidement.

Un paysage en Terre de feu

Un paysage en Terre de feu (source : Wikimedia Commons)

Une sombre nouvelle arrive par internet : le grand-père de Sylvain est décédé. Le voyageur voudrait rentrer en France pour être avec sa famille lors des funérailles, mais les horaires des avions ne le permettent pas. Il est soutenu par Elodie et par leurs hôtes dans cette épreuve. À Río Grande, la ville de leur ami, Sylvain peut échanger avec les siens par téléphone, ce qui lui fait du bien. Ils achètent des pièces pour réparer la fourche de Vadrouille qui fait des siennes. Ils partent en tandem explorer les environs, par exemple la Mission salésienne, datant de 1850, aujourd’hui reconvertie en musée et en école.

Leur hôte se libère tous les après-midi pour leur faire découvrir la Terre de feu : Cabo Domingo, en face des îles Malouines, Tolhuin, sur les rives du lac Fagnano, las “Aguas Blancas” et ses castors, le lac Yehuin, où ils séjournent dans un petit chalet prêté par des amis de leur hôte. Les paysages sont grandioses, le ciel change sans cesse de couleur, et les moments partagés avec les locaux sont authentiques et chaleureux.

Ushuaia

Ushuaia (source : Pixabay)

Puis le grand jour arrive, celui de la visite d’Ushuaïa ! Les voyageurs veulent rallier la ville en tandem, par la Cordillère australe et son relief vallonné. Délestés de leurs sacoches et de leur remorque, ils franchissent le col du “passage Garibaldi” sans même s’en rendre compte. La descente se fait sous la pluie. Ils sont invités par un couple de Français en camping-car à s’abriter à l’intérieur. La neige se met à tomber, mais ils se remettent en route pour venir à bout de leur challenge personnel.

Hébergés chez une amie de leur hôte, ils découvrent la ville pendant deux jours. Ils réfléchissent à la suite de leur voyage qui alternera entre autocar, tandem et bateau. Les prochaines étapes envisagées : Punta Arenas, Puerto Natales, Puerto Montt, l’île de Chiloé, puis Bariloche. Finalement, l’heure de quitter leur hôte et ami arrive. Tous sont très tristes.

Enseignements :

Conseils techniques :
  • Tenue de froid : Pour braver le froid, les voyageurs revêtent un pantalon par-dessus leur cuissard, des chaussettes et manchettes thermiques, une veste et une écharpe thermique.

 

Patagonie : entre fjords et glaciers

Du 10 au 17 décembre 2009

Résumé :

Après une visite de Punta Arenas où leur hôte les a conduit en voiture, le couple rejoint Puerto Natales en autocar. Ils sont hébergés chez de la famille d’amis, qui les aide à organiser une excursion d’une journée (en minibus) au célèbre glacier Perito Moreno. Un spectacle époustouflant !

Le glacier Perito Moreno

Le glacier Perito Moreno (source : Wikimedia Commons)

Les voyageurs et leurs hôtes organisent ensuite une sortie “en famille” dans le parc naturel Torres del Paine. En attendant cette sortie, ils font profiter la famille d’une balade à vélo autour de chez eux. Ils visitent le parc naturel en camionnette. Le paysage est magnifique, entre montagnes et lacs, dans différentes nuances de bleu.

Le couple doit ensuite prendre le ferry pour rejoindre Puerto Montt, par les fjords chiliens. Les adieux sont encore une fois difficiles. La “croisière” dure trois jours, durant lesquels les aventuriers se consacrent à l’écriture.

Enseignements :

Conseils et réflexions sur le voyage :
  • D’après les auteurs, à partir de leurs observations, des inconnus se saluent par accolade en Argentine, mais en se serrant la main au Chili.

 

De Puerto Montt, direction Chiloé

Du 18 décembre 2009 au 2 janvier 2010

Résumé :

Descendus du bateau, les voyageurs se mettent en route pour la suite de l’aventure en tandem. Ils suivent la route du littoral, en direction de Chiloé. Le relief est vallonné. Fatigués par la reprise et par les côtes, ils s’arrêtent dans un camping où les tarifs sont bas, en échange d’un peu de jardinage collaboratif (dérivé du WWOOF).

Ils arrivent à Chacao, sur l’île de Chiloé, où ils peuvent camper dans le jardin d’une habitante qui leur présente les légendes de l’île et leur propose un itinéraire à vélo pour la découvrir. Les côtes se font nombreuses et les voyageurs doivent pousser leur tandem. Ils sont hébergés dans une chambre d’hôtes, puis chez une sympathique famille avec laquelle ils passent quelques jours, le très mauvais temps les retenant. Ils visitent avec eux la ville de Quemchi.

Quemchi

Quemchi, sur l’île de Chiloé (source : Wikimedia Commons)

À Dalcahue, les voyageurs doivent trouver en urgence un triple plateau, le leur venant de rompre. Par chance, ils en obtiennent un chez un vélociste. Ils rejoignent Achao par une route au relief escarpé. Ils sont ravis de la beauté du port et de l’église. Ils passent un réveillon de Noël agréable dans la ville, en tête-à-tête. Il pleut tous les jours, ce qui rend l’exploration de l’île moins agréable. De retour à Achao, ils retrouvent un contact rencontré sur la route qui renouvelle son invitation d’hébergement à Castro.

À Castro, le couple passera de bons moments avec cette nouvelle famille qui les intègre immédiatement à leur quotidien. Ils décident même de fêter le réveillon du Nouvel An ensemble. Avec leurs hôtes, ils découvrent Cucao, au sud-ouest de l’île. De Quellón, ils prennent le ferry pour regagner le continent.

Enseignements :

Conseils techniques :
  • Quelques idées alimentaires : De la polenta, du chocolat ;
Conseils et réflexions sur le voyage :
  • Le couple est chargé de 90 kilogrammes de matériel et de réserves ;
  • Dans leurs familles d’accueil, quand ils restent plusieurs jours, les voyageurs proposent généralement de préparer un repas français. La spécialité d’Elodie : la quiche lorraine ;
  • Le triple plateau de remplacement que le couple obtient sur Chiloé est plus denté que celui d’origine. Ainsi, l’ascension est plus difficile dans les côtes car les développements sont plus importants ;
  • Le couple observe qu’ils ont plus de mal à être hébergés spontanément quand il pleut. Ils attribuent cela à leur allure de vagabonds, par mauvais temps.

 

La route australe

Résumé :

Le couple roule désormais avec plusieurs cyclo-voyageurs qu’ils ont rencontrés sur le bateau. Chacun avance à son rythme, mais les rencontres sont fréquentes sur la route. Comme sur Chiloé, il pleut beaucoup. Sur les routes très boueuses, les câbles des dérailleurs s’embourbent et se bloquent. Heureusement, ils sont aidés par un bricoleur qui installe un cache en plastique, de sa fabrication, pour protéger les câbles que Sylvain remplace par des neufs. Les freins, usés par la boue, doivent aussi être changés.

Le fleuve Futaleufu

Le fleuve Futaleufu (source : Wikimedia Commons)

Les aventuriers roulent vers le nord, sur la route australe, désormais seuls. Le climat s’est amélioré. Ils quittent la route australe pour rejoindre Futaleufú. La plus grande partie du trajet est en descente. Sur place, ils participent à une excursion en rafting, riche en émotions.

Enseignements :

Conseils techniques :
  • Problèmes techniques : Vadrouille, le tandem, est ancien. Il a déjà appartenu à deux propriétaires avant d’accompagner Elodie et Sylvain. Les voyageurs ont de très nombreux problèmes techniques avec ce vélo (roues fréquemment voilées, dérailleur cassé, problème de câbles, etc.). Cela ne les a pas empêché d’apprécier le voyage, mais ils envisagent un vélo neuf pour une prochaine aventure ;
  • Eau potable : Les voyageurs ont des pastilles de désinfectant.
Conseils et réflexions sur le voyage :
  • Les deux aventuriers trouvent utiles de connaître le terrain avant de se lancer, pour pouvoir adapter leur effort.

 

La Cordillère des Andes et ses parcs naturels

Du 9 au 27 janvier 2010

Résumé :

Au matin du 9 janvier, les voyageurs repassent du côté argentin, au niveau de Futaleufú. La route est d’abord bien lisse, puis caillouteuse. Il pleut à verse ! Ils passent la soirée et la nuit à Trevelín chez un jeune journaliste qui les a interrogés pour le journal local.

Paysage du parc national des Alerces

Paysage du parc national des Alerces (source : Wikimedia Commons)

Le couple roule sur l’axe Esquel – Parc National des Alerces. La route est de bonne qualité. Ils traversent le parc national plusieurs jours durant, croisant de nombreux cyclo-voyageurs. Dans la forêt, les moustiques font rage. Le temps est toujours pluvieux et venteux. Les routes sont fréquemment bordées d’une clôture que les voyageurs sautent pour pouvoir camper à l’abri des regards. Mi janvier, le beau temps finit par arriver. Il fait plus de 25°C, ce qui donne l’occasion à Sylvain de se baigner dans un lac pour la première fois depuis le début du voyage.

El Bolsón marque la fin du voyage en tandem. Les voyageurs visitent la ville, se rendent à Bariloche en transports, ainsi que dans la région des Lacs. Ils retournent à Buenos Aires en autocar, non sans avoir dû payer un pourboire pour que le vélo soit embarqué, malgré qu’ils aient réservé sa place en soute… Ils retrouvent des amis, rencontrés en début de voyage, avant de décoller pour la France.

Enseignements :

Conseils techniques :
  • Contre les moustiques : Du spray répulsif ;
  • Pour protéger le vélo dans les transports : Quand ils ne l’emballent pas dans du carton, les voyageurs protègent le tandem et ses parties les plus fragiles avec du film alimentaire. Une méthode qu’ils trouvent efficace.
Conseils et réflexions sur le voyage :
  • Le tandem implique que les deux voyageurs ne peuvent jamais prendre leurs distances l’un par rapport à l’autre, même quand ils se disputent ;
  • Une idée de jeu pour les soirées calmes en tente : le “petit bac” ou “baccalauréat”.

 

L’ouvrage se conclut par un court épilogue dans lequel les voyageurs donnent leur ressenti sur le voyage de trois mois qu’ils viennent de vivre : le retour est accompagné de mélancolie, l’aventure fut courte, mais assez longue pour vivre leur rêve tout en collant à leurs vies professionnelles, et leur couple est s’est vu renforcé par ce périple partagé. Parmi leurs rencontres de voyage, le couple a gardé de bons contacts et certaines amitiés perdurent.

Bilan de La Patagonie en tandem

La Patagonie en tandem diffère un peu des autres récits de voyage de notre défi. Le voyage est plutôt “court” (trois mois), mais nous avions lu Hokkaido, défier l’hiver à vélo qui relatait un voyage plus court encore. La différence réside dans le fait qu’Elodie et Sylvain vivent une aventure plutôt ambitieuse, mais tout en assumant leur côté “aventuriers amateurs” (selon leurs termes 😉 ).

Ainsi, pas de grandes prises de risque, de combat contre des chiens enragés, de kilomètres infinis dans le désert ou de dégustation de viande avariée dans ce récit. À l’inverse de nous ennuyer, cela nous a paru rafraîchissant et agréable : en lisant ce récit, chacun peut (facilement ?) s’imaginer à leur place !

Cependant, les auteurs tenaient à voir la Patagonie de ses habitants, et non les seuls sites touristiques, ce qu’ils ont réussi haut la main. Ils se sont, en effet, faits de très nombreux amis en Argentine et au Chili, qui les ont initiés aux coutumes locales et leur ont fait visiter leurs régions.

Enfin, le talent narratif d’Elodie et de Sylvain rend l’ouvrage très utile à qui voudrait explorer la Patagonie : leur itinéraire est bien détaillé, les sites sont bien décrits, ainsi que l’état des routes.

Nous vous recommandons particulièrement ce livre si :

  • Vous cherchez des informations précises en vue d’un voyage à vélo (ou en transports) en Patagonie ;
  • Les récits de grands voyageurs ont tendance à vous complexer, ou si vous avez l’impression que le voyage à vélo n’est pas à votre portée ;

 

Ce qui nous a particulièrement marqué :

  • La grande hospitalité dont les auteurs ont fait l’expérience, particulièrement en Argentine ;
  • Le naturel des auteurs : “aventuriers amateurs”, mais avides de découvertes. Pragmatiques et réalistes, mais toujours prêts pour faire des rencontres.

Nous espérons que cet article vous a plu et que vous prenez du plaisir à découvrir de nouveaux ouvrages sur le voyage à vélo chaque semaine 🙂
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À très bientôt sur En Echappée !


Maxime et Lucie En Echappée
On est tous les deux des passionnés de voyage, débutants dans le voyage à vélo et très curieux à ce sujet. Suivez sur ce blog nos voyages à vélo, et découvrez nos rencontres, inspirations et conseils pour préparer les vôtres ! Le blog évoluera au fil de nos découvertes cyclistes et de nos rencontres. Notre projet est de vous livrer nos expériences, mais aussi de donner de la voix aux autres voyageurs pour compléter nos avis. Alors, débutants ou confirmés, suivez-nous et partez avec nous en échappée !

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