Highlands Trip : le bilan des trois semaines de vélo en Ecosse !

ile staffa plateau

Staffa et le secret de l’île noire ! (source : En Echappée)

Après une vingtaine de jours de vélo, nous avons conclu notre boucle écossaise par une journée de visite, de repos et de retrouvailles entre amis à Glasgow, puis le même programme à Edimbourg avant de rentrer par les mêmes moyens qu’à l’aller (trajet Nantes-Edimbourg en train et ferry).

Ces trois semaines de vélo dans les paysages resplendissants des Highlands étaient notre deuxième long voyage ensemble après deux ans de voyages courts ou de voyages longs avec d’autres co-équipiers. Nous avons été comblés par les beautés offertes par la nature, par des bons moments d’amitié partagés, et par la grande sérénité qui nous a accompagné tout le long de l’aventure.

Voici notre retour d’expérience point par point, pour ceux qui envisagent un voyage à vélo en Ecosse, plus particulièrement en août !

Trouvez ce que vous cherchez !

L’itinéraire : une boucle entre Edimbourg, Inverness, les îles de l’Ouest et Glasgow

Intérêt du parcours

itineraire final ecosse

Notre itinéraire pour 3 semaines de vélo en Ecosse (source : Google Maps)

La capitale, Edimbourg, la plus grande ville d’Ecosse, Glasgow, la “capitale des Highlands”, Inverness, notre itinéraire, d’environ 900 km, nous a permis de découvrir ces trois cités écossaises de renom, tout en passant par les Cairngorms National Park et The Trossachs National Park, le Loch Ness et les îles de l’Ouest : la précieuse Skye, la moins connue mais non moins belle, Mull et son joyaux l’île de Staffa ! Et tant d’autres lieux…

Nous sommes ravis de cet itinéraire, riche de ses paysages variés, entre montagne, campagne et mer (Mer du Nord et Océan Atlantique), et de ses ambiances tantôt citadine, tantôt sauvage !

Avec notre rythme de 50 à 60 km par jour de vélo et trois pauses (à Inverness, une après-midi, à Mull, un jour et demi, et à Tarbet, un jour et demi), nous avons à la fois profité des lieux et bien avancé.

Relief

Les routes d’Ecosse se méritent et nous sommes heureux d’avoir prévu pour ce voyage des vélos avec 21 vitesses (nous avions avant un Nexus 7 vitesses).

En tout, nous avons accumulé plus de 8700 m de dénivelé positif et 8800 m de dénivelé négatif (d’après le site ridewithgps.com), avec un pic à 460 m.

Beaucoup de collines donc, avec des pentes parfois vertigineuses !

pente a 25 pourcent

“You can do it!” (source : En Echappée)

Notre conseil : y aller à son rythme, se ménager le plus possible et mouliner ! 🙂

Beaucoup de véloroutes !

Une très bonne surprise sur place a été de constater qu’une bonne partie de notre itinéraire pouvait se faire via des véloroutes du réseau cyclable britannique “Sustrans”.

Parfois pistes cyclables, parfois routes de campagne, ces véloroutes étaient globalement entretenues et nous ont permis d’éviter les grands axes automobiles… sauf dans l’Ouest, où les véloroutes sont plutôt inexistantes !

veloroute 77 et 775 national cycle network ecosse

Un exemple de balisage des véloroutes écossaises (source : En Echappée)

La liste des véloroutes du National Cycle Network dont nous avons bénéficié :

  • Edimbourg – Kinross : route 1,
  • Kinross – Perth : route 775,
  • Perth – Pitlochry : route 77,
  • Pitlochry – Inverness : route 7,
  • Inverness – Fort Augustus : route 78,
  • Tarbet – Balloch : route 40,
  • Balloch – Glasgow : route 7.

Le climat, les midges et l’équipement associé : tente, duvets, matelas, vêtements

Climat

Le mois d’août n’est pas le mois de la période estivale le plus conseillé pour voyager en Ecosse : il pleuvrait plus en juillet-août qu’en avril-mai, et les midges, les moucherons-vampires écossais sont plutôt actifs à cette période.

Mais comme l’avait dit un ami norvégien, et comme nous aimons à nous le répéter depuis, il n’y a pas de mauvais temps, que des mauvais vêtements. Et cela s’applique aussi à l’équipement de camping… et aux midges… à part qu’il y a toujours de mauvais midges qui passent à travers la moustiquaire qu’on s’est foutu sur la tête en sortant de la tente… zut !

Alors, on ne va pas se mentir, oui, il pleut beaucoup. Il a plu presque tous les jours, mais jamais toute la journée, et souvent assez légèrement pour sécher entre deux averses (contrairement aux trombes d’eau que nous avions reçues lors de notre dernière semaine en Suède). S’il a fait assez gris quand nous traversions le pays entre Edimbourg et Inverness, nous avons eu du beau ciel bleu dans les îles de l’Ouest… mais tout cela est très imprévisible en Ecosse.

En terme de température, il faisait autour des 13-16°C en journée et environ 7-10°C la nuit. Cependant, il peut faire beaucoup plus froid et beaucoup plus chaud, de jour comme de nuit, et il vaut mieux s’équiper pour des températures basses, même en août (au niveau du col de Drumochter, un panneau nous invitait à nous méfier des tempêtes de neige qui peuvent frapper toute l’année…).

L’équipement de camping

La tente MSR Elixir 3

Nous sommes partis avec une tente 3 saisons, la MSR Elixir 3 places. Voici notre retour d’expérience terrain :

bivouac sauvage ecosse skye

Bivouac entre Broadford et Elgol (source : En Echappée)

  • Etanchéité : la tente nous a protégé de la pluie efficacement. Le tapis de sol a  tendance à s’humidifier au contact prolongé du sol mouillé, malgré le footprint (protection à mettre sous la chambre de la tente). Pour compenser cela, nous utilisons une couverture de survie sur le sol intérieur de la tente. Petit plus : en cas de montage de la tente sous la pluie, nous installions en premier la bâche extérieure et nous montions la chambre en dessous, pour qu’elle reste au sec !
  • Résistance au vent : nous n’avons pas vécu de grosses tempêtes, mais une nuit avec un vent très violent qui secouait la tente de toute part. Les arceaux en aluminium de la tente ont été ballotés et sollicités toute la nuit, sans casse ni déformation.
  • Condensation : de notre point de vue, un petit point faible de la tente. Avec le froid extérieur et la chaleur que nous dégagions dans la chambre, il y avait des gouttes sur la voûte intérieure le matin.
  • Résistance aux midges : les midges sont si petits que certains campeurs les voient, avec désespoir, traverser les mailles de la moustiquaire de leur tente. Cela n’a pas été notre cas ! Bien qu’une bonne dizaine de midges arrivent toujours à entrer dans la tente en même temps que nous, il restait facile de nous en débarrasser (ils ne sont pas si vifs) et aucun autre ne rentrait après que la chambre ait été fermée.

Duvets Forclaz 0/5°C

Deux duvets Décathlon très volumineux (15L) et trop lourds (1500 g), mais que nous avons eu en cadeau. Conçus pour dormir à des températures de 0 à 5°C, ils ne nous ont pas déçus sur ce point et nous avons pu faire des nuits complètes sans empiler tous nos vêtements !

Niveau température, il n’y avait rien de trop !

Matelas gonflables Exped Synmat (M et LW), isolés thermiquement

Las de nos tapis de sol en mousse, nous avons investi dans des matelas gonflables confortables, légers (M = 475 g, LW = 595 g) et peu volumineux (M = 1,7 L, LW =2,6 L), avec en bonus une isolation thermique qui nous a encore plus protégé du froid et de l’humidité du sol.

Les vêtements

Notre tenue cycliste pour le froid et la pluie est désormais assez rodée et nous convient parfaitement :

Vêtements pluie vélo multi-couche

Les vêtements multi-couches de Lucie, parée pour la pluie (source : En Echappée)

  • un top en matière synthétique technique ou laine : pour protéger du froid et laisser respirer,
  • un kway fluorescent fin : pour être vus et protéger de la pluie et du vent. Le kway finit par s’imprégner d’eau s’il pleut fort, mais sa finesse lui permet de sécher vite,
  • un legging : sans nécessairement de pantalon de pluie qui nous fait suer (mais qui nous avait servi contre le froid de Bretagne en décembre),
  • un jogging et un haut à manches, secs pour la nuit.

À cette panoplie, nous ajoutons, en guise de vêtements de ville, une robe et un k-way simple pour Lucie, un pantalon fin, un t-shirt et un pull pour Maxime…

… et pour ce voyage, une moustiquaire de visage anti-midges pour monter ou démonter le camp plus sereinement 😛

midges

Les moustiquaires anti-midges pour le visage (source : En Echappée)

Le bivouac – les hébergements

Bivouac sauvage

En Ecosse, comme en Suède et Norvège, le bivouac est autorisé (en respectant l’environnement, bien entendu, et quelques règles qu’il est bon de chercher sur internet avant de partir).

Nous avons pu bivouaquer très facilement dans la forêt, sur des collines recouvertes de moutons, à côté de petits cours d’eau, au bord de lacs, et même dans un parc qui l’autorisait.

bivouac glen shiel

Bivouac sauvage au bord de River Shiel (source : En Echappée)

Sur notre route, nous avons croisé de nombreux campeurs sauvages, ainsi que de nombreuses tentes. La pratique ne choque personne, un habitant nous ayant même annoncé fièrement “En Ecosse, vous pouvez camper partout !”.

Warmshowers

Nous avons passé une nuit seulement chez une hôte Warmshowers (Couchsurfing entre cyclistes), mais avons pu constater qu’il y a de nombreux utilisateurs en Ecosse.

Attention : les B&B et hôtels étaient bien pleins !

Bien que n’étant pas clients de ces établissements pendant le voyage, nous n’avons pas pu nous empêcher de remarquer que pratiquement tous les B&B et hôtels que nous croisions comportaient un petit écriteau “No vacancies” (“complet”) sur la devanture.

Attention donc, pour ceux qui privilégient cette solution d’hébergement, de bien réserver à l’avance. Le mois d’août est le mois des Highlands Games et du Festival d’Art d’Edimbourg… une saison très touristique !

S’alimenter – végétarisme et zéro déchet ?

En voyage à vélo, notre habitude est de manger du muesli le matin, du riz, pâte ou semoule le soir et de goûter à la nourriture locale le midi (restaurants ou pique-niques).

Lucie est végétarienne. En Ecosse, aucun souci de ce côté là : il y a toujours au menu un plat de prévu pour chaque restriction alimentaire imaginable (végétarisme, veganisme, sans-gluten, halal, etc.). Dans la plupart des établissements (peut-être même tous, si notre mémoire est bonne), des logos indiquent quels plats sont adaptés pour quels régimes alimentaires !

magasin en vrac

Le genre d’épicerie que nous affectionnons, mais dont nous avons du nous passer

À la maison, nous essayons de respecter au maximum un mode de vie zéro-déchet, ce que nous avons pu essayer lors de voyages courts en France. En Ecosse, nous n’avons pas réussi du tout à nous tenir à cette habitude : nous avions emporté beaucoup de provisions en vrac, mais une fois épuisées, nous n’avons pas trouvé d’épicerie vrac (nous avions bien vu qu’il n’y en avaient qu’à Glasgow et Edimbourg pour l’heure). Il restait l’option des marchés et des produits frais de supermarché, mais beaucoup de produits étaient emballés (même certains fruits et légumes). Nous aurions aimé suivre la piste des marchés de producteurs, mais difficile de faire correspondre notre itinéraire avec les dates de ces marchés… tant pis, en voyage on s’adapte !

Les trajets aller-retour en train et bateau

Pour des raisons écologiques, nous avons souhaité faire les trajets Nantes-Edimbourg et Edimbourg-Nantes en train et bateau. Ce qui s’est révélé facile, avec possibilité de réserver des emplacements pour nos vélos dans les TGV français, dans le ferry entre Calais et Douvres, ainsi que dans le train de nuit “Caledonian Sleeper” entre Londres et Edimbourg. Pour les trains régionaux français et anglais, nous avons pu embarquer nos vélos sans réservation (éviter les heures de pointe pour être sûr d’avoir de la place dans la voiture-vélo).

Tarif par personne : 400 € l’aller-retour.

velos train regional anglais douvres londres

Les vélos dans le train régional de Douvres à Londres (source : En Echappée)

Nous détaillons ce trajet dans le premier carnet de route du voyage : le trajet de Nantes à Edimbourg !

Conclusion

L’Ecosse nous a fait l’effet d’être notre plus beau voyage à vélo à ce jour : richesse des paysages, de leurs couleurs et de leurs contrastes, gentillesse de la population qui avait toujours un mot d’encouragement pour nous, rencontres sur la route et rendez-vous amicaux, climat torturé et agréable à rouler (en étant bien équipé), relief escarpé mais surtout beaucoup de fierté quand on arrive en haut de la côte… tous les ingrédients d’une aventure comme on les aime !

Nous conseillons vivement cette destination aux voyageurs qui veulent s’immerger dans une nature resplendissante et variée, et qui n’ont pas peur de la pluie (un bon k-way et c’est parti) !

Le relief peut faire peur aux débutants, et il aurait été difficile à supporter avec nos anciens vélos à 7 vitesses… mais en s’équipant bien et en y allant à son rythme, on est toujours récompensés par des paysages à couper le souffle, en haut de la côté ou dans la descente qu’on dévale comme une montagne russe !

La grande présence de routes cyclables et la politesse extrême des conducteurs écossais en fait, à nos yeux, une destination cyclable adaptée aux familles (à recouper avec d’autres avis, car nous n’avons pas d’enfants), en adaptant les distances journalières pour compenser le relief.

Pour ceux qui apprécient dormir dans du dur, ou qui veulent être sûrs d’avoir une place en auberge ou même au camping (nous avons vu des campings complets, même pour les tentes !), nous vous encourageons à réserver à l’avance car le mois d’août est très touristique !

Alors, convaincus ?

Foncez ! Même en août 😉

Ecrivez nous un commentaire si vous avez vous aussi voyagé en Ecosse, ou si cette destination vous inspire pour un prochain voyage !

À très bientôt sur En Echappée !


Maxime et Lucie En Echappée
On est tous les deux des passionnés de voyage, débutants dans le voyage à vélo et très curieux à ce sujet. Suivez sur ce blog nos voyages à vélo, et découvrez nos rencontres, inspirations et conseils pour préparer les vôtres ! Le blog évoluera au fil de nos découvertes cyclistes et de nos rencontres. Notre projet est de vous livrer nos expériences, mais aussi de donner de la voix aux autres voyageurs pour compléter nos avis. Alors, débutants ou confirmés, suivez-nous et partez avec nous en échappée !

7 reflexions sur “Highlands Trip : le bilan des trois semaines de vélo en Ecosse !

  1. Karl

    Lucie bien qu’étant végétarienne peux-tu me jurer de n’avoir mangé aucun midge ?
    Je vous suis toujours avec autant de joie…

  2. Jen & Seb

    Bonjour

    Nous aurions pu nous croiser : nous étions également en Ecosse à vélo cet été mais plus au nord et dans les îles.

    Nous recommandons également chaudement l’Ecosse (4ème voyageà vélo là-bas) mais hors mi-juillet/mi-août : nous avons constaté une forte augmentation du nombre de touristes en été. Certains secteurs sont à éviter à cette période : comme Skye ou la North Coast 500 où nous avons souffert du trop grand nombre d’automobiles sur les routes.

    Cet été 2017 a également été franchement pourri question météo. Et oui, en mai-juin, il fait “plus sec”.

    Vos conseils relatifs au camping sont adéquats et votre sympathique compte-rendu transcrit bien l’expérience écossaise en “bike & bivi”.

    1. Maxime et Lucie En Echappée Auteur de l'article

      Bonjour Jen & Seb,
      Merci pour votre message et pour votre retour d’expérience !
      Il est vrai qu’aux abords de Skye, et sur l’île, les routes étaient chargées d’autos et de camping cars… mais ils avaient le mérite d’être respectueux (ce qui n’enlève pas la pollution malheureusement) !
      Avez-vous apprécié le nord, plus sauvage ?
      Bons voyages !

      1. Jen & Seb

        Bonjour

        Oui nous aimons le Nord de l’Ecosse:)

        Toute la côte ouest au dessus de Ullapool est magnifique, parfoid un peu ardue à vélo (haaa… ces pentes…).
        Je recommande également le trajet de Tongue à Lairg via Altnaharra (un grand moment de solitude au milieu de… rien).

        Les Hébrides sont encore peu fréquentées et offrent là aussi de grands peysages. Et également l’occasion de contacts chaleureux avec les gens de là-bas.

        Nous avons également été sur les iles Orcades. Le temps était vraiment moche. Alors nous avons opté pour des déplacements en bus, en prenant le camping*** de Kirkwall comme camp de base.

        Si vous avez une alternative au cuissard, ça m’intéresse 🙂

  3. marie bardet

    pour gagner du poids et du volume remplacer le jogging par les sous vetements heattech d uniqlo
    https://www.uniqlo.com/fr/fr/home

    il y a des collants des hauts manches longues

    des culottes femmes aussi sans coutures qui sechent vites (meme en norvege en bivouac )

    un petit plaisir de chaleur le gilet en duvet sans manches : hyper legere tres compressible

    je suis etonnée pas de cuissard ? perso en norvege je n ai pas quitté mon cuissard long thermique

    1. Maxime et Lucie En Echappée Auteur de l'article

      Bonjour Marie,
      Merci pour ce conseil ! Il est vrai que pour le moment nous voyageons avec ce que nous avons, mais nous nous équipons petit à petit et ce lien pourra servir 🙂
      Maxime porte systématiquement un cuissard. Personnellement, je ne l’apprécie pas du tout.
      À bientôt !

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